Deux villes en une, deux registres d’enquête
L’été, El Jadida se remplit : plages, corniche, festivals, résidences ouvertes. Le reste de l’année, l’économie sérieuse tourne au sud, à Jorf Lasfar — l’un des plus grands complexes industrialo-portuaires d’Afrique, avec ses unités chimiques, ses centrales et sa noria de sous-traitants. Nos dossiers jdidis suivent ce double rythme.
Côté industrie, la sous-traitance en cascade crée les zones grises classiques : heures facturées non travaillées, matériel qui sort des bases vie, prestataires à la solvabilité incertaine, personnels aux parcours invérifiés. Côté saison, les établissements ont besoin d’yeux anonymes : le client mystère vérifie l’accueil comme l’encaissement, et les propriétaires absents nous demandent ce que deviennent leurs biens confiés à des tiers.
Les demandes privées : la discrétion d’une ville moyenne
À El Jadida, tout finit par se savoir — sauf ce qui est fait par des professionnels extérieurs. Doutes conjugaux, enquêtes avant mariage entre familles de la région, jeunes étudiants à surveiller de loin : nos agents, inconnus sur place, travaillent en séquences courtes et repartent. Votre nom ne circule jamais.
Azemmour, Sidi Bouzid, Bir Jdid : la zone utile
La couverture jdidie englobe naturellement Azemmour et sa vallée, les plages de Sidi Bouzid et Haouzia, et l’arrière-pays des Doukkala quand une trace y mène. Une heure nous sépare du siège : les missions se cadrent vite, les constats se livrent datés, localisés, exploitables.